Résumé

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musard, curé de Somme-Vesle et de Poix… (1845)

Je ne pus soutenir l'éclat de ses yeux; il avait un air de majesté dont j'étais toute saisie, — Et moi aussi, ajouta mademoiselle Capy, j'ai reçu sa dernière bénédiction; je l'ai suivi, je l'ai vu monter à l'échafaud. Jamais je n'oublierai la joie peinte sur son visage, et son regard vers le ciel, au moment de placer sa tête sous le fer de la guillotine. — Oh! bien sûr que c'est un saint que M. Musart, dit alors Donce d'un ton pénétré. — Vous avez bien raison, mon brave homme, reprit madame Baudemont. Oui, oui, quelque jour nous ferons la fête de Saint-Nicolas Musart.
Source : Gallica

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musard, curé de Somme-Vesle et de Poix… (1845)

Apprenons par son exemple qu'un fidèle catholique, tenant dans ses mains et portant dans son coeur l'évangile de Jésus-Christ, peut bien être persécuté, dépouillé, proscrit et mis à mort, mais qu'il ne peut être vaincu. Qu'importe, nous crie-t-il du haut des cieux, qu'importe que nos faibles bras plient sous les chaînes de l'oppression, pourvu que notre conscience, plus dure que le fer, n'obéisse jamais qu'à Dieu seul ! Qu'importe que nos biens, que nos corps même périssent dans le temps, pourvu que nous parvenions à retrouver et à sauver nos âmes dans l'éternité!
Source : Gallica

Jean-Nicolas Loriquet Vie de Musard, curé de Somme-Vesle et de Poix… (1845)

Ceux qui sont à plaindre sont plutôt ceux qui restent. Aussi n'est-ce point la mort qui me fait de la peine, c'est de vous abandonner, vous que j'aime de toute la tendresse de mon coeur; je ne regrette la vie que par rapport à vous. Je crois avoir fait tout le bien qui était en mon pouvoir : mon intention était de continuer. J'ai toujours fait ma consolation de faire la vôtre. Aujourd'hui Dieu nous sépare, mais je vous laisse sa grâce et sa paix, et vous recommande à sa miséricorde.
Source : Gallica

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