Résumé

Vie de M. Nicolas, curé de Saint-Baudier… (1861)

Comme le Sauveur des hommes, son doux et adorable Maître, il n'aura pas une pierre où reposer sa tête ; mais rien ne le fera fléchir. Errant ou détenu, il est où Dieu veut qu'il soit, il fait ce que Dieu veut qu'il fasse ; peu lui importe le reste. Le pire qui lui puisse arriver c'est la mort; et la mort telle que le prêtre la trouvait tous les jours à cette époque sous le fer des bourreaux, il la regarde d'un oeil d'envie. Que peut-il donc craindre? Et qu'y a-t-il au-dessus de lui ? L'homme qui n'attend rien que de la tombe fait le désespoir des tyrans.
Tel était M. Nicolas.
Source : Gallica

Vie de M. Nicolas, curé de Saint-Baudier… (1861)

Que les choses aillent comme il plaira à Dieu, il est toujours vrai que je suis heureux. Oui, je suis heureux si j'ai l'honneur de donner ma vie pour la foi ; pour la foi, pour la religion, puisque c'est par un motif de religion que j'agis, puisque c'est la charité et mon devoir qui m'ont engagé à m'exposer au danger ! A la vérité, j'ai de l'inclination pour ma patrie, et cela est naturel; mais c'est principalement l'esprit de Jésus-Christ qui m'a porté à craindre Dieu, à ne pas tant craindre les hommes, et à risquer ma vie pour le salut de mes paroissiens et de plusieurs autres.
Source : Gallica

Vie de M. Nicolas, curé de Saint-Baudier… (1861)

Il nous éprouve, il nous châtie; et il châtie ceux qu'il aime, parce qu'il les rend semblables à son Fils et les prédestine avec lui. — Il paraît que Dieu ne me destine pas encore au martyre, je n'en suis pas digne, en suis-je seulement capable? Je fais bien l'office des martyrs, je les loue; mais le difficile c'est de pouvoir les imiter. Et quand on se voit aux portes de la mort et en quelque sorte à l'agonie, comme je m'y suis vu bien des jours, la mort fait peur. —JésusChrist nous dit : Celui qui croit en moi vivra, quoiqu'il soit mort.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature