Résumé

Dubouchet Notice biographique sur M. Condamin… (1870)

Comme on voit bien là cette douceur, cette charité qui remplissait le cœur si bon du saint curé ! Car avec ses vertus si austères en apparence, son cœur voyait s'accroître chaque jour, s'il était possible, les trésors de charité qui le remplissaient. Pouvait-il d'ailleurs en être autrement? Tout l'amour, et certes chacun sait s'il est immense, tout l'amour que l'on a pour soi-même, il l'avait détourné de cet objet égoïste pour le reporter tout entier sur ses frères. Tout ce que Dieu nous a donné à aimer ici-bas, il l'aimait jusqu'au dévouement le plus absolu.
Source : Gallica

Dubouchet Notice biographique sur M. Condamin… (1870)

Le sacrifice va se consommer par la communion : M. Condamin se prosterne et prononce avec une humilité et une ardeur indicibles les mots du centenier de l'Evangile: Domine, non sum dignus. Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez chez moi. Bientôt le mystère est accompli, et le cœur du saint prêtre devient le lieu du doux repos de Jésus, qui prend en lui ses complaisances et lui communique le feu brûlant qui le dévore pour le salut des hommes. Oh ! ne troublons pas ce divin colloque du bon Maître avec son fidèle serviteur ou plutôt son autre lui-même.
Source : Gallica

Dubouchet Notice biographique sur M. Condamin… (1870)

Le zèle et la charité de M. Condamin brillaient
surtout d'un vif éclat dans ses rapports avec les malades. Il les visitait avec la plus grande assiduité, leur parlait toujours avec cette bonté qui endormait toutes les douleurs ; aussi aucun ne pouvait-il résister à son amour, et tous réjouissaient son cœur par un retour sincère lorsqu'ils avaient eu le malheur de vivre dans l'éloignement de Dieu. Il avait soin d'ailleurs, avant de visiter un malade, de le recommander à Notre-Seigneur en allant faire une petite visite au Saint-Sacrement.
Source : Gallica

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