Résumé

L'abbé Félix Vaissière : sa vie… (1877)

Je connais, par l'enseignement de Jésus-Christ et de son Église, ce que je dois faire; je sais que l'humiliation est bonne, que je dois m'en réjouir, que les dernières places sont les meilleures, qu'il vaut mieux céder et se soumettre que lutter, être ignoré qu'être connu. Pourtant je me refuse à me conduire d'après ces principes. Quand le moment vient, je me révolte dans mon cœur, et tout ce que je fais, c'est d'avouer que peut-être j'ai tort, et de réfléchir, dans ma raison, pour me prouver que rationnellement l'Évangile a raison.
Source : Gallica

L'abbé Félix Vaissière : sa vie… (1877)

Ceux même qui ne professaient pas notre religion reconnaissaient en ce prêtre des traits de sainteté qui les frappaient en les attirant vers lui.
Le curé de Villenouvelle avait pour pratique de ne rien refuser, dès qu'il pouvait obtenir par ses actes une plus grande gloire de Dieu. Jamais homme ne fut plus prodigue de son temps et de ses forces.
Quand on lui montrait une œuvre, un bien quelconque en souffrance, le remède qui se présentait à l'instant même à son esprit était de s'offrir : « J'irai, »
disait-il avec entrain et joie.
Source : Gallica

L'abbé Félix Vaissière : sa vie… (1877)

L'abbé Vaissière nous en a dit une autre, la sœur de celle-là, qui nous pénétrait l'âme auprès de son lit de mort : « Dites-moi le Te Deum, mais d'une voix « joyeuse! »
Au mois de janvier suivant, Dom Guéranger mourant demandait aussi, dans son agonie, le Te Deum à ses religieux.
Quelle atmosphère autour de ces âmes prédestinées !
Comme le niveau des sentiments est élevé ! Montons à ces hauteurs. Il n'est plus notre saint abbé; néanmoins « chantons le Te Deum d'une voix « joyeuse ! »
« Il faut que le grain meure, et la moisson lèvera ! »
Source : Gallica

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