Résumé

J. Delbrel 1792 à propos de 1892 : les martyrs de septembre (1892)

En somme, à l'Abbaye, aux Carmes, à la Force et à Saint-Firmin, dans ces inoubliables journées, la seule Commune de Paris a tué un archevêque, deux évêques et environ deux cent cinquante prêtres.
Aux provinces, maintenant, d'apporter leur concours, et de grossir ce fleuve de sang dans lequel la Révolution compte noyer l'Église de France.
Source : Gallica

J. Delbrel 1792 à propos de 1892 : les martyrs de septembre (1892)

C'était le moment où, après le massacre dans la cour de l'Abbaye, les exécuteurs des hautes œuvres de la Commune venaient de partir pour les Carmes. Avec un admirable sang-froid, le
Curé calcule et fait observer à ses compagnons que les autres exécutions retarderont la leur de deux ou trois heures encore : par conséquent, il ne les croit pas dans les conditions requises pour légitimer une administration aussi sommaire du Sacrement de Pénitence, et il les engage à se confesser les uns aux autres.
C'est à lui que la plupart s'adressent.
Source : Gallica

J. Delbrel 1792 à propos de 1892 : les martyrs de septembre (1892)

La Constitution civile du clergé a rendu le schisme obligatoire, et les meilleurs prêtres ont été placés entre l'apostasie et le martyre. En dépit du relâchement qui avait pénétré dans les mœurs d'une partie du clergé au siècle dernier, bien petit fut le nombre de ceux qui fléchirent; et parmi ceux-là mêmes, beaucoup rachetèrent par une courageuse confession, dans l'exil, sur les pontons ou sur l'échafaud, un moment de défaillance ou d'égarement. La plupart firent face à l'épreuve avec une admirable constance.
Source : Gallica

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