Résumé

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret Le couvent des Carmes et ses martyrs (1890)

Un peuple qui a dans son histoire l'effroyable chapitre qui se résume en un seul mot, Quatre-vingt-treize, eût-il dans son passé toutes les gloires qui ont fait de la France le premier pays du monde, le jour où la main de Dieu s'appesantit sur lui, il doit frapper humblement sa poitrine, et longtemps courber la tète sous les fléaux vengeurs, car nul ne sait ce qu'il faut de siècles, ce qu'il faut de larmes pour effacer la trace du sang innocent répandu entre le parvis et l'autel.
Source : Gallica

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret Le couvent des Carmes et ses martyrs (1890)

Du sang, du sang, encore et toujours et partout du sang !. C'est avec des flots de sang que la Révolution française a écrit dans l'histoire ses quelques bienfaits et ses innombrables forfaits. A Dieu seul appartient le droit de juger de combien dans la balance ceux-ci l'emportent sur ceux-là; cependant la postérité, à mesure qu'elle s'éloigne des évènements accomplis, et que s'endorment les passions qui les ont fait naître, a le droit de citer les hommes et les choses devant son tribunal, pour les vouer à la bénédiction ou à la malédiction des siècles à venir.
Source : Gallica

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret Le couvent des Carmes et ses martyrs (1890)

Sans doute les procédés varieront, la science aidant : le pétrole remplacera la pique, les septembriseurs s'appelleront les fédérés, la scène se passera à la Roquette au lieu de se passer aux Carmes ou à l'Abbaye, les victimes s'appelleront Darboy au lieu de s'appeler Dulau ou La Rochefoucauld; mais devant les faces hideuses des bourreaux altérés de sang, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, le moraliste s'arrêtera, saisi d'un même dégoût, et se demandera avec une égale stupeur combien il peut rester de la bête fauve dans le cœur d'un être à face humaine.
Source : Gallica

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