François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières,
Le centenaire des massacres de septembre à l'église des Carmes…
(1892)
“ Ils aimèrent la vérité et le devoir jusqu'à mourir plutôt que de trahir leur conscience. Ils n'eurent que des paroles de miséricorde et de pardon pour ceux qui leur arrachaient la vie 1.» Évidemment il ne s'agit point ici de victimes vulgaires. La foi, l'amour de Dieu, transfigurent ces hommes, leur donnent la force d'unir leur sacrifice à celui du Sauveur, les élèvent jusqu'au martyre. Leurs assassins eux-mêmes sont étonnés de tant de calme et d'assurance. « Je n'y comprends rien, s'écrie le commissaire qui a présidé aux massacres ; ces prêtres allaient à la mort comme à une noce. » ”
