Charles Clauchai-Larsenal

Résumé

Charles Clauchai-Larsenal Un martyr bordelais sous la Terreur… (1877)

En racontant la vie et la mort d'un religieux Carme, nous avons à cœur, nous aussi, de prouver la fausseté de l'idée libérale qui veut que la révolution ait fait des victimes nombreuses, mais non des martyrs. Nous voulons, en effet, en parlant seulement du tribunal révolutionnaire de Bordeaux, montrer que la haine de la religion catholique était surtout l'objectif des hommes de cette époque, et que ce qu'on poursuivait avant tout dans le clergé, c'était le ministre du culte du vrai Dieu.
Source : Gallica

Charles Clauchai-Larsenal Un martyr bordelais sous la Terreur… (1877)

Nous venons de voir que les assassins stupéfaits de leur œuvre étaient restés eux-mêmes épouvantés de leur audace.
Mais les cris et les vociférations de la foule les rappelèrent bientôt à leur horrible besogne.
Le cadavre de l'abbé Langoiran fut décapité et sa tête mise au bout d'un bâton fut montrée au peuple, encore toute dégouttante de sang.
« A bas les chapeaux ! Vive la nation ! » hurlait le forcené qui agitait cet horrible trophée et la populace battait des mains et agitait ses chapeaux en répondant à cet appel par le cri de : Vive la Constitution ! Mort aux prêtres !
Source : Gallica

Charles Clauchai-Larsenal Un martyr bordelais sous la Terreur… (1877)

Il y a donc eu un moment dans l'histoire de notre pays où la vertu la plus pure, la charité la plus ardente, la vie la plus irréprochable étaient des titres de proscription et comme une condamnation anticipée. Il suffisait de ne pas renier son Dieu, de prier dans le secret de sa maison et de distribuer le pain de vie à quelques chrétiens pour être voué à l'échafaud ! Il y avait des juges pour prononcer ces exécrables sentences, une force publique pour en assurer l'exécution, une foule pour insulter les victimes et applaudir à leur immolation!
Source : Gallica

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