Propriété religieuse

Définition et enjeux

Alexandre-Joseph Vouriot,  De la propriété et de l'administration des biens ecclésiastiques en France et en Belgique (1875)

“ Les biens ecclésiastiques sont de la nature des biens de communauté ou de corporation et appartiennent à la société religieuse pour les besoins et le gouvernement de laquelle ils sont constitués. Relativement à ces biens, la société religieuse forme une personne morale capable de posséder un patrimoine et de devenir, comme une personne physique, le sujet des droits et des obligations dont les biens peuvent être l'objet de la part des hommes.
La société religieuse, ayant la religion pour objet, est perpétuelle comme la religion elle-même et communique sa propriété à son domaine.
”
Source : Gallica

Portrait de Flora Tristan Flora Tristan,  L’émancipation de la femme

“ Comprenez bien que le mot propriété est l’opposé du mot communion, et que si la communion est le résumé de l’idée religieuse parce qu’elle réunit les hommes, l’appropriation est le principe constitutif du mal parce qu’elle les divise et les force à combattre les uns contre les autres.
Le ciel est une communion éternelle, l’enfer une propriété disputée éternellement.
”
Source : Wikisource

Nestor Regnard,  Lettre à M. Léon Cléry,... sur l'invalidité d'un testament olographe… (1881)

“ Les religieux ne sont plus précisément tenus à n'avoir aucune propriété ; et quoique leur voeu de pauvreté, en droit ecclésiastique commun , exclue, comme nous l'avons dit, la propriété, les choses en vont différemment, dans les circonstances actuelles , à cause de la position dans laquelle les religieux se trouvent chez nous , et à cause des dispositions des lois civiles par lesquelles ils ne doivent et même ne peuvent pas renoncer à la propriété. ”
Source : Gallica

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