Résumé

Louis Wuarin Revue des Deux Mondes

Pour expliquer ce douloureux phénomène, les économistes ont invoqué ce qu’ils appellent la loi du salaire. D’après eux, le nombre des travailleurs et le prix de la main-d’œuvre sont en raison inverse l’un de l’autre, car, à ce qu’ils assurent, le salaire se tire du capital et, dans tout partage, augmenter le nombre des ayants droit, c’est aussi diminuer ce qui leur revient.
Erreur ! Le salaire ne provient pas du capital, mais du travail, Comme le chasseur trouve son profit dans le gibier qu’il abat, ainsi l’ouvrier crée lui-même la richesse qui lui fournira la rémunération de ses peines.
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Louis Wuarin Revue des Deux Mondes

On lui reproche, il est vrai, de diminuer à l’excès l’autorité des assemblées publiques, d’obliger le peuple à émettre son avis sur une foule d’objets qu’il n’est pas à même d’entendre, de multiplier à l’infini les consultations au scrutin, bref, d’énerver la démocratie. Ces argumens ne manquent pas de poids, mais on leur en oppose d’autres qui ne sont pas non plus sans valeur. Avec le referendum facultatif, dit-on, le peuple n’est consulté que lorsqu’un mouvement se manifeste dans le pays contre une question résolue en haut lieu.
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Louis Wuarin Revue des Deux Mondes

A peu d’exceptions près, la campagne a toujours donné à manger, et souvent un peu plus que cela, à ses habitans, en échange, il est vrai, de beaucoup de peine ; mais le labeur qu’elle plaçait devant eux était certes le plus noble sous lequel puisse se courber une créature libre et morale. Au grand air, sous la voûte transparente du ciel, dans le tête-à-tête avec la nature, au milieu de tout un ensemble de conditions éminemment favorables à la santé du corps et à celle de l’esprit, le laboureur venait demander à la terre ce qu’il lui fallait pour vivre tout en nourrissant les autres hommes.
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