Résumé

Aimé Malvardi Le referendum et le plébiscite en droit français et comparé… (1935)

Nous avons vu que Montesquieu ne l'admettait pas et que Rousseau ne l'estimait possible que dans les petites démocraties. Le prince Jérôme Bonaparte disait au Sénat, le 1er septembre 1869 : « Je n'approuve pas le referendum, il n'a que l'apparence de la "démocratie. Quelle abbération de demander au referendum des changements à la Constitution ; si le peuple dit oui, c'est une illusion ; s'il dit non, c'est une révolution... » Grévy déclarait, le 19 novembre 1873, à la tribune de l'Assemblée nationale : « Le referendum n'est qu'une fausse déférence pour la souveraineté nationale ».
Source : Gallica

Aimé Malvardi Le referendum et le plébiscite en droit français et comparé… (1935)

Malgré cette contradiction apparente les Etats représentatifs ont prévu dans leur Constitution, le droit d'initiative. L'initiative ne retire pas au législateur le soin d'élaborer et d'approuver la loi, mais permet tout simplement au peuple de se donner les lois que le législateur ne veut ou ne songe pas à élaborer.
Pour que s'exerce le droit d'initiative il est indispensable qu'un certain nombre de citoyens — le dixième ou le vingtième par exemple du nombre total des électeurs — -attestent l'utilité de la mesure législative due à l'initiative
populaire.
Source : Gallica

Aimé Malvardi Le referendum et le plébiscite en droit français et comparé… (1935)

Dans une République, le peuple, pour exercer sa souveraineté, a à sa disposition deux formules tout à fait différentes. Il peut, soit se réserver l'exercice de la souveraineté, c'est-à-dire être son propre législateur, son propre administrateur ; soit, garder par devers lui la seule jouissance de la souveraineté et transmettre l'exercice de cette souveraineté à des représentants qui auront pour mission d'agir pour lui et de parler par sa bouche.
Source : Gallica

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