Résumé

La France de demain, par un patriote… (1892)

D'accord avec l'école socialiste dont Benoît Malon est l'un des plus avisés théoriciens, j'estime que, partout où un grand service public est enjeu, c'est au monopole de l'État qu'il faut recourir. « Intervenir au nom de l'intérêt commun et, au besoin, transformer : en service public le monopole qui, entre les mains d'une compagnie financière ou d'un patronat quelconque, ne peut-être et n'est qu'un instrument de profits particuliers », tel me paraît être le devoir de l'État, sa raison d'être contre les théories de l'Anarchisme.
Source : Gallica

La France de demain, par un patriote… (1892)

Il suffit que nos braves paysans, que nos intéressants épiciers, merciers, cordonniers, artisans ou commerçants de toute espèce, comprennent qu'ils feront mieux de diriger le goût et l'esprit de leurs enfants vers d'autres carrières et qu'il y a plus d'honneur à se tirer d'affaire en ce monde par son intelligence ou sa dextérité de main qu'à brouter une maigre ration à la crèche de l'État, et vous verrez quelle heureuse évolution se produira dans nos moeurs. Au surplus, et pour conclure sur ce sujet, tout peuple n'a que le gouvernement qu'il mérite.
Source : Gallica

La France de demain, par un patriote… (1892)

Détruire l'agiotage, c'est sauver l'État, c'est pourvoir à sa sûreté, c'est rétablir le bon ordre, c'est rendre au gouvernement sa dignité, à l'autorité son empire, aux lois leurs forcés; c'est préparer la voie à l'esprit public, assurer la paix à l'extérieur, la ramener à l'intérieur des familles, restituer les talents à leur véritable usage, la considération aux choses utiles et décentes.
Source : Gallica

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