Résumé

Émile Lefèvre Recherche de la meilleure des républiques (1889)

Que le travail engendre le travail, comme la paresse engendre la paresse et que, s'il ne donne pas les jouissances les plus vives, il donne au moins les plus constantes. Qu'il ne faut entrer dans aucune cause qu'avec prudence, mais, qu'une fois entré, il n'en faut sortir qu'avec honneur, puisque l'avocat doit laisser de lui une opinion favorable, même quand il perd son procès. Il faut que le patron montre au stagiaire, moins ce qu'il faut savoir, que ce qu'il doit faire, l'enseignement devant tendre plus à l'action qu'à l'érudition.
Source : Gallica

Émile Lefèvre Recherche de la meilleure des républiques (1889)

A nos yeux, le vrai génie qui conduit un État, est celui qui invente, qui pénètre dans l'avenir, qui retourne dans le passé, qui arrange, qui proportionne, qui prépare les lois ; qui se raidit pour lutter sans cesse contre la fortune, qui est attentif nuit et jour à ne rien laisser au hasard.
Un Chef d'État, doit gouverner en choisissant et conduisant ceux qui gouvernent sous son initiative; il ne faut pas qu'il s'occupe du détail, car c'est remplir la fonction de ceux qui ont à travailler sous lui
Source : Gallica

Émile Lefèvre Recherche de la meilleure des républiques (1889)

L'apprenti, l'ouvrier, le patron ont conquis en même temps que leur indépendance industrielle, le droit de se protéger eux-mêmes. La corporation n'est plus là pour former le faisceau et centupler les forces protectrices.
D'où, à première vue, le fait en lequel se résume la Révolution de 89 : l'avènement de tout être humain au titre de créature immortelle et libre, qui est un droit et un bienfait, est aujourd'hui considéré comme un péril et une usurpation, par suite de la prédominance de ce sentiment d'individualité dans l'esprit de tous.
Source : Gallica

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