Résumé

Les réformes nécessaires par un catholique républicain et socialiste (1877)

Le duel n'est qu'un reste de barbarie, un misérable préjugé, un criminel non-sens. Risquer sa vie avec insouciance pour défendre sa patrie, pour secourir le moindre de ses frères, pour faire son devoir, c'est noble, c'est beau, c'est grand, mais la risquer pour se venger, par orgueil, par amour-propre, par une sotte vanité, sans se soucier de la raison ni de la morale, c'est vil, c'est bas, c'est honteux et c'est insensé.
Source : Gallica

Les réformes nécessaires par un catholique républicain et socialiste (1877)

Il ne suffit pas d'être arrivé à la démocratie, d'avoir établi la république en principe, il faut que nous tâchions de bien organiser la république, et d'y mettre en pratique le vrai socialisme, afin de réaliser, s'il est possible, l'idéal du gouvernement et l'idéal social.
Le vrai socialisme n'a rien d'effrayant. Il ne veut pas renverser l'édifice social; il ne veut que le rectifier, le compléter, le perfectionner.
Le vrai socialisme est contenu tout entier dans les principes de sacrifice, de charité, d'amour fraternel, dans les principes de vie que le Christ est venu donner au monde.
Source : Gallica

Les réformes nécessaires par un catholique républicain et socialiste (1877)

Comment veut-on que la France prospère, lorsque les classes inférieures et les classes supérieures de la société sont en hostilité constante ; lorsque les unes et les autres nomment des représentants, qui se regardent comme des ennemis irréconciliables, et ne pensent qu'à s'entre-détruire ; lorsque les grands pouvoirs de l'État sont toujours sur le point d'avoir un conflit, que le gouvernement chancelle, et que la nation mécontente, effrayée, se voit forcée d'interrompre ses travaux, d'arrêter sa marche, de carguer les voiles, comme un nautonier à l'approche de la tempête ?
Source : Gallica

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