Emile Cossé

Résumé

Emile Cossé Etudes constitutionnelles (1882-1889)

Sur le droit de propriété, qui n'est pas dans la nature, il est vrai, puisque l'intérêt de ses propres jouissances, qui attache l'individu à la possession des objets, disparaît avec lui, il s'est élevé bien des disputes. On peut discuter la valeur du principe, en contester la légitimité et nier le droit, en vertu duquel il s'est insinué dans l'organisation des nations civilisées ; il restera un fait indéniable et qui domine la question, c'est l'incontestable réalité des avantages pour l'association politique qui forme la nation, de l'institution du principe de la propriété individuelle.
Source : Gallica

Emile Cossé Etudes constitutionnelles (1882-1889)

Mais les honnêtes gens, et c'est l'immense majorité dans notre pays, peuvent se rassurer : ce qui les menace, ce n'est pas la révolution sociale impossible, dont on agite le spectre terrifiant ; c'est la mauvaise gestion de leurs affaires, c'est l'incapacité des hommes, qu'ils ont honorés de leur confiance et investis imprudemment de leurs pouvoirs ; c'est l'impuissance du monde parlementaire, qui ne parviendra pas à atténuer la responsabilité que son impéritie lui a donné à encourir et dont il faut, à tout prix, que la France se débarrasse, dans le temps le plus court.
Source : Gallica

Emile Cossé Etudes constitutionnelles (1882-1889)

Mais quand plusieurs ouvriers se réunissent pour employer le procédé d'intimidation, que constituent leurs sommations, afin de faire abandonner leurs travaux à des ouvriers, qui n'ont que le malheur d'être du même corps d'état, c'est un odieux attentat à la liberté. Quand la violence s'en mêle, c'est un crime et, sous un gouvernement démocratique, qui aurait une véritable Constitution, c'est constitutionnellement, que devraient être rendus impossibles des excès, si déplorables qu'ils attentent à la souveraineté même du peuple (1) .
Source : Gallica

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