Propriété ecclésiastique

Définition et enjeux

Charles d' Agoult,  Lettres à un jacobin, ou Réflexions politiques sur la constitution d'Angleterre et la charte royale considérée dans ses rapports avec l'ancienne constitution de la monarchie française… (1816)

“ Pour siéger aux Etats-généraux, ou concourir à la nomination des députés du Clergé, il ne suffisait pas d'être ecclésiastique, ni même dans les ordres sacrés, il fallait encore avoir une propriété ecclésiastique. Un prêtre sans titre de bénéfice, siégeait dans l'ordre de la Noblesse , s'il possédait un bien noble, et parmi le Tiers-Etat s'il avait une propriété commune. ”
Source : Gallica

Nestor V. L. Albert,  Histoire de Mgr C.-F. de Thiollaz… (1907)

“ En défendant les derniers débris de la propriété ecclésiastique, nous repoussons un levier de démolition qui se retournerait bientôt contre toute propriété quelconque ; car si Dieu est débouté de son droit de propriétaire icibas en ce qui concerne les nécessités de son culte, tous les titres sur lesquels se fonde la propriété humaine seront logiquement lacérés demain. Quand la cause de l'Eglise est méconnue, toute justice, toute subordination sont à la veille d'être violées. ”
Source : Gallica

Portrait de Anselme Batbie Anselme Batbie,  Cours de droit public et administratif… (1860)

“ Mais hors cette nature de biens appartenant aux fabriques , il n'y a plus de propriété qui soit, en droit, propriété de l'Église. Les archevêchés , les évêchés, les séminaires, sont dans le domaine de l'État, et nul prélat ou ecclésiastique ne peut, en vertu de son institution et mise en possession canoniques, revendiquer un terrain comme faisant partie du patrimoine ou de la propriété de l'Église: les terrains et édifices appartiennent à l'État, aux départements ou aux communes, et sont affectés seulement au service du culte. ”
Source : Gallica

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