Résumé

Collectif Les textes de la politique française en matière ecclésiastique 1905-1908

Que si, en se séparant de l’Église, un État chrétien, quel qu’il soit, commet un acte éminemment funeste et blâmable, combien n’est-il pas à déplorer que la France se soit engagée dans cette voie, alors que, moins encore que toutes les autres nations, elle n’eût dû y entrer !
La France, disons-Nous, qui, dans le cours des siècles, a été de la part de ce Siège apostolique l’objet d’une si grande et si singulière prédilection ; la France dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des mœurs chrétiennes et au respect de la religion !
Source : Wikisource

Collectif Les textes de la politique française en matière ecclésiastique 1905-1908

C’est à vous, évêques de France, de dire comment elles seront composées ; de combien de membres, selon les cas ; et choisis ou nommés dans quelles conditions. L’État ne leur demandera compte que de leur gestion financière, et à la vérité, nous l’avouons, c’est une singulière restriction de leur liberté. Mais en tout ce qui regarde l’exercice du culte, c’est vous, monseigneur, permettez-nous d’insister, et vous seul, qui êtes appelé à fixer la compétence des associations cultuelles, et c’est vous qui direz quels droits vous leur reconnaissez.
Source : Wikisource

Collectif Les textes de la politique française en matière ecclésiastique 1905-1908

Qu’il faille séparer l’État de l’Église, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur.
Basée en effet sur ce principe que l’État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu ; car le Créateur de l’homme est aussi le Fondateur des sociétés humaines, et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l’honorer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature