Résumé

Paul Reutenauer Nouveau régime des cultes en France… (1906)

Quant à la prise en charge des frais du culte et de l'entretien de ses ministres, il suffit, pour l'expliquer, de se rappeler que les hommes de 1789 considéraient la religion comme une nécessité sociale à laquelle la nation devait pourvoir. Puisqu'on privait le clergé des ressources qu'il tirait auparavant de la dîme et du revenu des biens mis jusqu'alors à sa disposition, il importait d'assurer autrement sa subsistance, mais cela sans engagement pour l'avenir et seulement jusqu'au jour où la nation estimerait que les cultes ne doivent plus constituer un service public.
Source : Gallica

Paul Reutenauer Nouveau régime des cultes en France… (1906)

Définition de l'association cultuelle.
— Les associations pour l'exercice des cultes désignées, brevitatis causa, sous le nom d'associations cultuelles, sont, aux termes de l'article 18 de la loi du 9 décembre 1905, des associations formées pour « subvenir aux frais, « à l'entretien et à l'exercice public d'un « culte. » Les mots : frais, entretien, exercice embrassent les dépenses de toute nature nécessaires tant pour accomplir que pour préparer et faciliter les cérémonies du culte : acquisition ou location du local, des objets servant au culte et du mobilier à l'usage des fidèles assemblés
Source : Gallica

Paul Reutenauer Nouveau régime des cultes en France… (1906)

Mais le théoricien protestant de la séparation des Eglises et de l'Etat fut le grand penseur Alexandre Vinet, dont les idées libérales exercèrent sur les Eglises réformées de langue française une influence profonde et qui subsisle encore. « Aucune religion, écrit-il, n'est digne du nom de religion si elle ne dit : « Mon «règne n'est pas de ce monde. » Aucune religion n'est une religion si elle se propose l'alliance du pouvoir civil comme moyen ou comme but.
Source : Gallica

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