Résumé

Henri Groussau Conférence du 6 janvier 1884 sur les rapports de l'Église et de l'État… (1884)

Si le Concordat ne doit pas être abrogé, c'est parce que l'Etat ne saurait abolir par une loi le traité qu'il a passé avec l'Eglise. Si le budget des cultes ne doit pas être supprimé, c'est parce que ce serait un acte malhonnête, je veux dire l'acte d'un débiteur qui ne reconnaît plus sa dette. Si l'Eglise né doit pas être séparée de l'Etat, c'est parce que leur alliance s'impose à une grande nation catholique et qu'elle forme la meilleure garantie de la paix religieuse, de la force et de la prospérité de la France ! (Vifs applaudissements.)
Source : Gallica

Henri Groussau Conférence du 6 janvier 1884 sur les rapports de l'Église et de l'État… (1884)

Le Concordat, c'est le nom donné au traité passé en 1801 entre le Saint-Siège et le Gouvernement français, c'est le traité qui règle actuellement en France les rapports de l'Eglise et de l'Etat.
L'Eglise et l'Etat! voilà les deux puissances auxquelles les hommes sont soumis. D'une part, les hommes vivent sur la terre en société : comme tels ils sont dans l'Etat. D'autre part, les hommes ont une âme immortelle et sachant qu'après cette vie de la terre commence l'éternité, ils doivent préparer le salut de leur âme : comme tels ils sont dans l'Eglise.
Source : Gallica

Henri Groussau Conférence du 6 janvier 1884 sur les rapports de l'Église et de l'État… (1884)

On les accuse d'être les ennemis de l'Etat, parce qu'ils ne veulent pas que l'Etat soit athée, ou plutôt parce qu'ils né veulent pas que l'Etat usurpant la place de Dieu, se considère comme l'auteur de tous les droits et de tous les devoirs! On les tient pour des rebelles envers la société moderne, quand ils proclament qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes : c'est le grief de tous les tyrans, mais c'est la maxime de tous les martyrs, c'est le cri de la vraie liberté ! (Applaudissements répétés.)
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature