Louis Lefèvre

Résumé

Louis Lefèvre Le Clergé [à Haïti] (1891)

C'est qu'il ne suffit pas d'avoir un budget des cultes; ce qui consacre une religion de l'État, absolument nécessaire pour nous, de satisfaire plus ou moins bien ses nécessités pécuniaires, l'État et la Religion doivent s'appuyer l'un sur l'autre, s'aider mutuellement pour l'oeuvre commune de la moralisation du peuple. Il ne faut pas qu'ils aillent chacun de leur côté, et qu'on entende, à n'importe quel propos, crier le plus fort sur le plus faible.
Source : Gallica

Louis Lefèvre Le Clergé [à Haïti] (1891)

Nous avons dénoncé le traité : Rome s'est tue, il est vrai, mais son silence ne peut pas faire que nous restions engagés envers elle.
Le Secrétaire d'État des relations extérieures, qui soutient que le Concordat est debout, a dit que si l'archevêque de Port-au-Prince prétend s'affranchir des prescriptions de nos lois en croyant voir leur abrogation dans ce traité, on peut lui faire voir qu'il s'est trompé. D'accord, mais la controverse existera toujours : d'après nos lois, l'archevêque dépend de nous, et d'après les canons de l'Église, il dépend de
Rome.
Source : Gallica

Louis Lefèvre Le Clergé [à Haïti] (1891)

L'Église catholique romaine est intolérante, tout le monde le sait ; elle veut que l'on se soumette aveuglément à ses dogmes, aux caprices injustes de ses desservants. C'est ainsi que les prêtres de cette religion méconnaissent le caractère du mariage comme institution du droit civil, attaquant ainsi la base même de notre organisation sociale. Nous les voyons, en effet, malgré la défense rigoureuse de nos Codes, administrer le sacrement du mariage à des Haïtiens, se moquant peu de savoir si ceux-là sont dans des conditions sans lesquelles la loi leur interdit le droit de s'unir.
Source : Gallica

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