Pouvoir ecclésiastique

Définition et enjeux

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Ils participent même à un pouvoir plus haut encore : ils sont juges de la foi. Le souverain pontife est assurément le juge principal, mais les évêques sont juges aussi, ils définissent avec lui la vérité catholique. L'autorité ecclésiastique, dans ses deux parties les plus hautes, ne réside donc pas dans le monarque seul; elle est partagée, et cela en vertu même de la constitution divine de l'Eglise, par les évêques. La monarchie dans l'Église est donc tempérée par l'institution divine de l'épiscopat.
Source : Gallica

Portrait de Alexis Billiet Alexis Billiet Doctrine chrétienne à l'usage des fidèles du diocèse de Chambéry

Le pouvoir de célébrer la sainte messe, d'annoncer la parole de Dieu et d'administrer les sacrements.
Tous les ministres de l'Eglise sont-ils égaux?
Non : les évêques sont de droit divin au-dessus des prêtres, et le Pape au-dessus des évêques.
Comment les fidèles doivent-ils regarder les ministres de l'Eglise?
Ils doivent les écouter et les respecter comme les représentants de Jésus-Christ sur la terre.
Quelle intention faut-il avoir pour entrer dans l'état ecclésiastique ?
L'intention de travailler toute sa vie à procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes.
Source : Gallica

Jean Maurain La politique ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (1930)

Or, il importe qu'on le sache bien à Rome, le mouvement qui entraîne le jeune clergé dans des doctrines hasardeuses a en grande partie pour mobile le désir de s'affranchir de l'autorité de l'évêque, autorité sérieuse, efficace, et d'y substituer un pouvoir lointain dont l'indulgence nous est assez révélée par l'attitude du clergé qui l'entoure.
Source : Gallica

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