Résumé

Jean Pey De l'autorité des deux puissances… (1781)

Si le Prince devient un tyran , la tyrannie cesse à sa mort ; mais dans la république, si la corruption des mœurs est devenue générale , si les abus se font accrédités , ils font sans remede ; les vices d'un peuple ne se corrigent point parce qu'ils ne pourroient être réformés que par le peuple lui-même. S'il s'éleve des dissentions dans une monarchie , le Prince est toujours le maître de les réprimer; il a toute la force en main pour ramener l'ordre, & le peuple n'a aucune puissance pour résister.
Source : Gallica

Jean Pey De l'autorité des deux puissances… (1781)

Ailleurs , l'humanité , la charité , la justice , la modération, le zele , le courage , resserres dans la sphere des conditions privées , ne peuvent le développer que selon la mesure du pouvoir des individus. Dans la personne des souverains ils agissent par-tout pour le bien de la société entiere : par-tout ils protegent les citoyens, les secourent, les défendent , pourvoient à leurs besoins , à leur fûreté , à leur repos, à leur félicité ; soutiennent le foible , nourrissent l'indigent , enchaînent le crime , éclairent l'administration , répriment les abus , donnent un frein à l'ambition
Source : Gallica

Jean Pey De l'autorité des deux puissances… (1781)

Les délibérations, dans ce dernier gouvernement , ne font pas abandonnées, à la vérité, au jugement de la multitude , mais elles ne peuvent être de leur nature aussi secretes que dans une monarchie, parce qu'il y a plus de confidens. La suprême puissance y étant toujours partagée , il doit y avoir aussi moins de concert. Chaque noble , quoique participant à une portion plus considérable de la souveraineté, que le citoyen d'une république ; quoique plus intéressé au bien de l'État, aura pourtant toujours un intérêt personnes , souvent contraire au bien public.
Source : Gallica

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