Résumé

Portrait de John Locke John Locke Traité du gouvernement civil

La liberté naturelle de l’homme, consiste à ne reconnoître aucun pouvoir souverain sur la terre, et de n’être point assujéti à la volonté ou à l’autorité législative de qui que ce soit ; mais de suivre seulement les loix de la nature. La liberté, dans la société civile, consiste à n’être soumis à aucun pouvoir législatif, qu’à celui qui a été établi, par le consentement de la communauté, ni à aucun autre empire qu’à celui qu’on y reconnoît, ou à d’autres loix qu’à celles que ce même pouvoir législatif peut faire, conformément au droit qui lui en a été communiqué.
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Portrait de John Locke John Locke Traité du gouvernement civil

Quand la justice n’est plus administrée, que, par conséquent, les droits de chacun ne sont plus en sûreté et qu’il ne reste aucun pouvoir dans la communauté qui ait soin des forces de l’État, ou qui soit en état de pourvoir aux besoins du peuple, alors il ne reste plus de gouvernement. Si les loix ne peuvent être exécutées, c’est comme s’il n’y en avoit point ; et un gouvernement sans loix, est, à mon avis, un mystère dans la politique, inconcevable à l’esprit de l’homme, et incompatible avec la société humaine.
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Portrait de John Locke John Locke Traité du gouvernement civil

S’il se fait quelque chose qui soit contraire à ce desir, que chacun a, il faut nécessairement qu’un autre en soit aussi choqué, que je puis l’être. Tellement, que si je nuis et cause du préjudice, je dois me disposer à souffrir le même mal ; n’y ayant nulle raison qui oblige les autres à avoir pour moi une plus grande mesure de charité que j’en ai pour eux. C’est pourquoi le desir que j’ai d’être aimé, autant qu’il est possible, de ceux qui me sont égaux dans l’état de nature, m’impose une obligation naturelle de leur porter et témoigner une semblable affection.
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