Résumé

Encore quelques exigences de notre révolution de 1830… (1830)

L'hérédité de la pairie détruite, nous aurons encore à déraciner le privilége moral de la noblesse ; privilége injuste, révoltant, et qui repose sur un préjugé que quarante années de révolution n'ont pu extirper entièrement. C'est peu d'abolir ces vains titres de princes, ducs, marquis, comtes et barons, titres que le ridicule poursuit et n'a point encore assez effacés; il faut que la vérité pénètre dans tous les esprits ; il faut que la France donne l'exemple à l'Europe, en reconnaissant qu'il ne doit plus exister de distinctions sociales que pour le mérite et la vertu.
Source : Gallica

Encore quelques exigences de notre révolution de 1830… (1830)

Après avoir démontré la nécessité de maintenir la liberté de la presse, de supprimer le cens d'éligibilité, de détruire l'hérédité de la noblesse et de la pairie, je veux combattre un préjugé non moins dangereux et qui depuis tant de siècles a répandu le sang humain à grands flots ; préjugé frère de la superstition, et, comme elle, enfant bâtard de la religion , le fanatisme enfin que nourrit et propage la papauté; la papauté, pouvoir usurpé et fort de toute la crédulité des hommes.
Source : Gallica

Encore quelques exigences de notre révolution de 1830… (1830)

Le souvenir des excès de 1793 peut bien faire que la nation inquiète et craintive repousse d'une voix unanime des réactions et des vengeances inutiles ; mais laissez-la se rassurer contre les excès, et vous verrez si elle juge que la révolution est terminée, si elle a satiété de libertés, si elle aimé les privilèges et les congrégations. Non, ceux-là ne comprennent pas la révolution qui enchaînent la liberté de la presse. Est-elle sage, pourquoi des entraves? Est-elle aveugle et folle, laissez-la courir, elle se perdra.
Source : Gallica

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