André Marie Jean Jacques Dupin

André Marie Jean Jacques Dupin

Résumé

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Manuel du droit public ecclésiastique français… (1844)

Une religion sans culte public ne s'affaiblirait-elle pas bientôt? ne ramènerait-elle pas infailliblement la multitude à l'idolâtrie ? S'il faut juger du culte par la doctrine, ne fautil pas conserver la doctrine par le culte ? Une religion qui ne parlerait point aux yeux et à l'imagination pourrait-elle conserver l'empire des âmes? Si rien ne réunissait ceux qui professent la même croyance , n'y aurait-il pas en peu d'années autant de systèmes religieux qu'il y a d'individus? Les vérités utiles n'ont-elles pas besoin d'être consacrées par de salutaires institutions ?
Source : Gallica

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Manuel du droit public ecclésiastique français… (1844)

D'après les vrais principes catholiques, le pouvoir souverain en matière spirituelle réside dans l'Eglise, et non dans le pape, comme, d'après les principes de notre ordre politique, la souveraineté en matière temporelle réside dans la nation, et non dans un magistrat particulier. Rien n'est arbitraire dans l'administration ecclésiastique : tout doit s'y faire par conseil : l'autorité du pape n'est que celle d'un chef, d'un premier administrateur qui exécute, et non celle d'un maître qui veut, et qui propose ses volontés comme des lois.
Source : Gallica

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Manuel du droit public ecclésiastique français… (1844)

Or l'utilité ou la nécessité de la religion ne dérivet-elle pas de la nécessité même d'avoir une morale ? L'idée d'un Dieu législateur n'est-elle pas aussi essentielle au monde intelligent que l'est au monde physique celle d'un Dieu créateur et premier moteur de toutes les causes secondes ? L'athée, qui ne reconnaît aucun dessein dans l'univers, et qui semble n'user de son intelligence que pour tout abandonner à une fatalité aveugle, peut-il utilement prêcher la règle des moeurs en desséchant par ses désolantes opinions la source de toute moralité?
Source : Gallica

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