Résumé

Pierre Antoine Berryer L'avocat du prêtre calomnié : ouvrage non moins utile aux laïques dont il ouvre les yeux et détruit les préjugés… (1862)

Il n'est pas nécessaire à la Religion que les ordres existent; mais s'ils existent, il est nécessaire qu'ils répandent la bonne odeur de Jésus-Christ. Conséquemment, les établissements religieux sont de la nature de ceux que le souverain peut permettre ou refuser sans blesser ce qui est de nécessité de salut.
Il ne faut pas confondre le voeu avec la monasticité; ces deux choses sont essentiellement différentes. Le vœu est vraiment d'institution divine, puisqu'il n'est autre chose que la promesse faite à Dieu d'observer les conseils de perfection recommandés par l'Evangile.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer L'avocat du prêtre calomnié : ouvrage non moins utile aux laïques dont il ouvre les yeux et détruit les préjugés… (1862)

Par les laïques, et alors ils ont d'ordinaire pour objet le refus de sacrements et de sépulture. Mais le refus de sacrements de la part d'un prêtre n'est point en soi-même un cas d'abus; car le prêtre, comme tout autre Français, professe sa religion avec une entière liberté; d'où il suit qu'on ne saurait l'obligera administrer les sacrements quand il croit en sa conscience devoir les refuser. Il n'y a que les circonstances dont le refus peut être accompagné, comme le scandale et les injures que le prêtre y joindrait, qui autorisent le recours.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer L'avocat du prêtre calomnié : ouvrage non moins utile aux laïques dont il ouvre les yeux et détruit les préjugés… (1862)

La même
permission est nécessaire pour la convocation des conciles et des synodes; car c'est un principe de droit public qu'aucune assemblée quelconque ne peut avoir lieu, si la convocation n'en est pas autorisée par la puissance publique. M. d'Agucsseau répute illicite toute assemblée faite sans la permission des magistrats politiques. Or, si toute assemblée d'éveques n'est point un concile ou un synode, il est au moins vrai de dire que tout synode ou tout concile est une assemblée. Conséquemment tout synode, tout concile, a besoin, pour exister régulièrement, de la permission du souverain.
Source : Gallica

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