Jean Maurain

Élements biographiques

Jean Maurain La politique ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (1930)

On peut, il est vrai, être avec M. Billault, c'est-à-dire avec l'empereur, qui est l'hypocrisie d'une politique dont le prince Napoléon est le cynisme. Le camp où je trouve la liberté, avec la liberté, les intérêts les plus élevés du sol français, de l'industrie nationale, de la vieille religion du pays et de la vraie Politique française, est celui où j'aime le mieux être quel que soit le danger, quelleque soit l'impopularité. Je ne suis pas un dévôt mais la présence du pape dans le camp de la liberté ne me rend pas ce camp moins habitable.
Source : Gallica

Jean Maurain La politique ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (1930)

Le peuple des villes est anticlérical.
L'agitation cléricale a donc échoué en ce sens que nulle part le peuple ne s'en émut : soit parce qu'il était hostile ou indifférent aux intérêts religieux ; soit parce que, le culte n'étant pas troublé, il ne sentait pas l'Église menacée ; soit par apathie politique ; soit parce que, même dans les régions où l'influence du clergé était très forte, elle était contrebalancée par celle de l'administration. La leçon de cet échec ne fut pas perdue : il n'y eut, jusqu'à la fin de l'Empire, aucune tentative d'agitation analogue.
Source : Gallica

Jean Maurain La politique ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (1930)

S'il est utile de défendre les divers cultes contre le mal qu'ils se font à eux-mêmes par de blâmables excès de polémique, il est plus utile encore de défendre la société tout entière contre l'esprit de subversion et d'impiété révolutionnaire. Il se glisse derrière les débats religieux, il en profite pour détruire tout principe d'autorité en inspirant le mépris de tout principe de religion.
Source : Gallica

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