François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Plusieurs se confessant, par coutume, des péchés véniels et comme par manière d’agencement, sans penser nullement à s’en corriger, en demeurent toute leur vie chargés, et par ce moyen perdent beaucoup de biens et profits spirituels. Si donc vous vous confessez d’avoir menti, quoique sans nuisance, ou d’avoir dit quelque parole déréglée, ou d’avoir trop joué, repentez-vous-en et ayez ferme propos de vous en amender ; car c’est un abus de se confesser de quelque sorte de péché, soit mortel, soit véniel, sans vouloir s’en purger, puisque la confession n’est instituée que pour cela. ”
