Thomas a Kempis,
Imitation de Jésus-Christ
“ Qu’heureux est donc, ô Dieu, celui dont l’âme pure bannit, pour t’aimer seul, toute la créature, qui se fait violence, et n’osant s’accorder rien de ce que lui-même aime à se demander, de la chair et des sens tellement se défie, qu’à force de ferveur l’esprit les crucifie ! C’est ainsi qu’en son cœur rétablissant la paix, sur le mépris du monde élevant ses souhaits, il t’offre une oraison, il t’offre des louanges dignes de se mêler à celles de tes anges, puisqu’en lui ton amour par ses divins transports étouffe le terrestre et dedans et dehors. ”
