Molière,
Molière - Œuvres complètes, Tome 3
“ ÉLIANTE. Je compatis, sans doute, à ce que vous souffrez, Et ne méprise point le cœur que vous m'offrez; Mais peut-être le mal n'est pas si grand qu'on pense, Et vous pourrez quitter ce désir de vengeance. Lorsque l'injure part d'un objet plein d'appas, On fait force desseins qu'on n'exécute pas; On a beau voir, pour rompre, une raison puissante, Une coupable aimée est bientôt innocente; Tout le mal qu'on lui veut se dissipe aisément, Et l'on sait ce que c'est qu'un courroux d'un amant. ALCESTE. Non, non, madame, non. L'offense est trop mortelle ”
