Résumé

Tumultes et apaisements de la douleur… (1875)

En purgatoire, les rapports de l'âme avec son ange gardien deviennent d'une intimité pour nous incompréhensible. L'ange qui voit Dieu sans cesse en parle à l'âme qui ne l'a vu qu'un instant, mais qui en conserve l'empreinte indélébile. C'est leur amour à tous deux, amour incommensurable ; pour l'âme, encore voilé de douleur et d'impuissance; pour l'ange, tel que l'a fait le combat victorieux de Michel et de sa cohorte fidèle.
L'ange présente l'expiation au Seigneur, et le rafraîchissement à l'âme altérée.
Source : Gallica

Tumultes et apaisements de la douleur… (1875)

Dieu lui fit la grande grâce d'être jusqu'à la fin témoin de sa propre mort,
afin d'en recueillir et de lui en offrir les mérites.
Au moment où l'âme paraît devant Dieu, toutes les incertitudes s'évanouissent; on se connaît enfin soimême; mais la créature qui s'est repentie et fait absoudre, entend tout à la fois les accents de la justice et ceux de la miséricorde. En même temps elle contemple l'infinie beauté, dont jusqu'alors elle n'avait entrevu que les ombres; et comprenant enfin son indignité, elle ne peut plus goûter de bonheur qu'en se perdant au sein de celle éblouissante lumière.
Source : Gallica

Tumultes et apaisements de la douleur… (1875)

C'est toujours quelque chose de triste, mais de doux; une réunion encore menacée. Nous nous retrouvons dans le temps, sans foi en la durée, car le malheur a mis son empreinte sur tous mes rêves : puis un bruit du dehors me rappelle à la réalité, et je m'efforce en vain de ressaisir l'illusion; cela n'a même plus de semblant de vie. Je referme les yeux afin de te revoir; je voudrais bannir mes sens qui s'opposent au retour du songe; je souffre de mon existence, et j'entends les battements de mon cœur, plus vifs que ceux de ma froide pendule.
Source : Gallica

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