Laure Conan,
Un amour vrai
(''la Revue de Montréal'', en 1878-1879)
“ Ô Christ, mon Sauveur, que se passe-t-il dans l’âme qui vous aime quand vous y entrez ? Peut-être devrai-je, madame, vous parler avec plus de calme, mais la seule pensée de ma première communion me plonge dans une sorte de ravissement. Songez donc à ce que Jésus-Christ a fait pour moi. Et pourtant, j’ai des heures d’abattement terrible, quand je pense que ma Thérèse n’est plus nulle part sur la terre. Ô misère et faiblesse du cœur de l’homme ! Je la pleure quand je la sais au ciel... Mais le saint que Dieu m’a donné pour guide me dit de ne pas m’alarmer si la nature faiblit souvent. ”
