Résumé

Vie de saint-Symphorien, martyr… (1879)

Que l'on aime à voir ces familles bénies où la religion et l'amour maternel révèlent l'art d'élever les enfants selon le cœur de Dieu et le vœu de la nature ! L'ange du Seigneur semble véritablement les couvrir de ses ailes sacrées. Là, on croit respirer la félicité, la paix de l'innocence et tous les parfums du ciel. Là, une noble et candide pudeur, d'autant plus aimable qu'elle n'a pas conscience d'elle-même, donne un prix nouveau et un charme ineffable à tout ce qui se fait, à tout ce qui se dit.
Source : Gallica

Vie de saint-Symphorien, martyr… (1879)

Ainsi se passa, tranquille et innocente, sous la garde de la piété chrétienne, sous la salutaire influence des leçons et des exemples domestiques, sous l'heureuse direction d'un père et d'une mère vraiment dignes de porter ces noms sacrés, la première adolescence de Symphorien. La religion et la famille, tenant à l'ombre de leurs ailes sa jeune âme comme une fleur délicate, l'empêchaient de s'épanouir trop tôt, et, prolongeant la sainte ignorance du cœur, semblaient ajouter en lui à l'innocence même une innocence nouvelle et plus belle encore.
Source : Gallica

Vie de saint-Symphorien, martyr… (1879)

Toutes les choses terrestres passent vite : le moindre accident nous les fait perdre, ou bien les années, les jours viennent bientôt nous les enlever. Au ciel, en Dieu seul se trouve la vraie et constante béatitude. L'antiquité la plus reculée n'a pas vu le commencement de sa gloire et toute la suite des siècles futurs n'en amènera pas la fin ». — « Il y a assez et trop longtemps, Symphorien, que j'ai la patience de t'entendre discourir de je ne sais quel Christ. Sacrifie à la mère des dieux; ou bien aujourd'hui même les tortures et la mort ».
Source : Gallica

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