Résumé

A. de Lattre La réaction religieuse : poème (1837)

Tel l'astre de la foi traversant un nuage Vient fondre de ses feux jusqu'aux glaces de l'âge ; Au printemps de l'amour cœur d'hiver a cédé, Le terrain de la grâce est partout fécondé.
Il éclaire, il échauffe, il anime la France , C'est moins que le bonheur, c'est plus que l'espérance.
Qu'importe que le schisme ou que l'impiété, Trouvent dans une femme une divinité ?
Chrétiens, voyant vos cœurs réunis dans le temple, Je ne crains plus pour vous même un mauvais exemple L'église triomphante est bien plus que jamais
L'asile de vos cœurs, le temple des Français.
Source : Gallica

A. de Lattre La réaction religieuse : poème (1837)

Quand l'âme n'est pas prête On veut se préparer à l'incertain moment De notre éternité suprême dénoûment, Et dont la perspective est toujours effrayante, Lorsque sur cette terre, hélas ! trop attrayante , On a souvent passé des jours mal employés,.
Dans l'océan du vice ou du crime noyés, Et que, pour rassurer sa vertu chancelante, On n'a que les remords de son âme tremblante.
La Croix semble annoncer l'esprit consolateur, Où parait précéder l'ange exterminateur.
Au loin ainsi qu'auprès l'astre éclairant la terre, Aux uns sert de rosée , aux autres de tonnerre.
Source : Gallica

A. de Lattre La réaction religieuse : poème (1837)

Il est un sentiment que notre foi retrace, Qui fait que notre cœur ressuscite à la grâce ; C'est le regret touchant du vice ou de l'erreur, Fruit de l'amour de Dieu plutôt que de terreur.
Quand l'homme du Seigneur dans sa croisade sainte, De l'esprit et du cœur cernant la double enceinte, S'empare du foyer de l'incrédulité, Le coeur avant l'esprit est le premier dompté.
Source : Gallica

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