Résumé

L'abbé Henry Perreyve , par l'auteur de Saint-Philippe-de-Néri… (1867)

Dieu seul peut satisfaire de si vastes désirs sans les rassasier ni les éteindre. Voilà pourquoi le christianisme a fait une si grande chose en mettant Dieu entre les âmes qui s'aiment. Le christianisme connaît le cœur de l'homme ; il sait que, dans tout profond sentiment d'amour, il y a une secrète recherche de l'infini, et que si cette recherche est l'écueil où viennent sombrer les passions profanes, elle est au contraire le soutien et le salut des saintes affections, parce que, seule, elle peut soutenir là marche de l'amour et le sauver en lui permettant de grandir.
Source : Gallica

L'abbé Henry Perreyve , par l'auteur de Saint-Philippe-de-Néri… (1867)

C'est maintenant que je bénis Dieu de m'avoir fait une religion simple qui va directement à Jésus-Christ et qui se résume en ce seul mot de son agonie : Fiat. D'ailleurs, quand mon cœur devient un peu aride, je repasse en mon esprit les grandes idées platoniciennes sur la beauté éternelle, et ainsi la philosophie me soutient à son tour et me ramène à la piété. Je vois maintenant combien il m'est utile de m'être accoutumé à penser souvent à la mort comme à une chose douce et désirable. Je n'ai jamais éprouvé de si trand dépit que de voir tous ces jours-ci, que je
ne pouvais mourir.
Source : Gallica

L'abbé Henry Perreyve , par l'auteur de Saint-Philippe-de-Néri… (1867)

Non, vous n'hésitez pas : je connais votre esprit ; la fermeté n'y fait pas défaut, et l'irrésolution n'y doit trouver que peu de prise. Animez-vous de courage, ayez beaucoup de force, et ne prenez pas pour des incertitudes sérieuses ce qui n'est que la défaillance d'un cœur surpris de sa propre gloire et succombant sous le poids de son bonheur. Non, des rois ont pleuré le jour de leur sacre, et vous, au moment que Nous
faites voire premier pas dans la voie royale, vous devez éprouver les mêmes brisements de l'âme.
Source : Gallica

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