François de Fénelon

Résumé

François de Fénelon Chefs-d'oeuvre d'éloquence chrétienne… (1828)

Renversez le fondement, qui est le Seigneur Jésus, fils éternel du Dieu vivant, tout l'édifice s'écroule; ôtez le grand mystère de piété, toute la religion est un songe; retranchez de la doctrine des chrétiens Jésus-Christ homme-dieu vous en retranchez tout le mérite de la foi, toute la consolation de l'espérance, tous les motifs de la charité. Aussi, mes frères, quel zèle les premiers disciples de l'Evangile ne firent-ils pas paraître contre ces hommes impies qui dès lors osèrent attaquer la gloire de la divinité de leur maître?
Source : Gallica

François de Fénelon Chefs-d'oeuvre d'éloquence chrétienne… (1828)

Craignez cet avenir que vous vous efforcez de ne pas croire ! Ne nous demandez plus ce qui se passe dans cette autre vie dont on vous parle; mais demandez-vous sans cesse à vous-même ce que vous faites dans celle-ci; calmez votre conscience par l'innocence de vos mœurs et non par l'impiété de vos sentimens ; mettez votre cœur en repos en y appelant Dieu et non pas en doutant s'il vous regarde. La paix de l'impie n'est qu'un affreux désespoir : cherchez votre bonheur non en secouant le joug de la foi, mais en goûtant combien il est doux
Source : Gallica

François de Fénelon Chefs-d'oeuvre d'éloquence chrétienne… (1828)

L'Evangile est encore plus la religion du cœur que de l'esprit. La foi qui fait les chrétiens n'est pas une simple soumission de la raison, c'est une pieuse tendresse de l'âme; c'est un désir continuel de devenir semblables à Jésus-Christ ; c'est une application infatigable à détruire tout ce qui se trouve en nous d'opposé à la vie de la foi. Il y a une incrédulité de cœur aussi dangereuse pour le salut que celle de l'esprit : un homme qui s'obstine à ne pas croire après toutes les preuves de la religion est un monstre dont on a horreur
Source : Gallica

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