Résumé

Statues de Voltaire et de J.-J. Rousseau (1871)

“ Pour être grand et sublime, il faut avoir la conviction de ce que l'on fait et de ce que l'on dit.
Jamais on n'a rien produit de bon et d'élevé sans l'élévation dans l'âme. Pour être grand, il ne faut regarder ni à droite ni à gauche, encore moins en bas ; il faut aller la tête droite et levée vers les cieux, au lieu de la courber vers la terre comme ces vils animaux qui cherchent dans la boue, dans la fange et les fumiers. Le feu sacré n'est jamais sorti de la corruption et de l'ordure, et Voltaire, en se jugeant luimême, a dit le mot : « Un esprit corrompu ne fut jamais sublime. »
”
Source : Gallica

Statues de Voltaire et de J.-J. Rousseau (1871)

“ Que les meilleurs des rois ne sont que des tyrans, Des tigres affamés et des buveurs de sang
A qui la sûreté des nations ne donne Qu'un cachot pour palais, qu'un échafaud pour Irène; Que l'Eglise et le pape, en trompant l'univers, A la crédulité ne donnent que des fers; Que le prêtre n'est pas ce qu'un vain peuple pense, Et que tout son savoir vient de notre ignorance ; Que le ciel et l'enfer, inventés par la peur, Aux yeux de la raison n'est qu'un dogme menteur.
Honnissons l'Évangile et sa triste morale, Marchons au grand soleil de l'Internationale!
”
Source : Gallica

Statues de Voltaire et de J.-J. Rousseau (1871)

“ L'ami de la vertu, le chrétien et le sage, Honniront en tous temps la brute et le sauvage ; Malgré ses vains discours, jamais l'homme des bois, A l'homme des salons ne donnera des lois; L'honneur, la dignité, le respect, la science, Repousseront toujours la grossière ignorance.
Voir souiller la morale, insulter la grandeur, Voir le vice s'asseoir à la place d'honneur, Voir offrir des lauriers au mensonge, au parjure, Jeter à la vertu le mépris et l'injure, Et le blasphème à Dieu; c'est pour tout noble cœur Une ignoble infamie, une amère douleur
”
Source : Gallica

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