Félix Dupanloup,
Lettres à MM. les membres du conseil municipal de Paris sur le centenaire de Voltaire…
(1878)
“ Vous n'attendez pas, Messieurs, que je fouille dans ses contes, ses romans et ses poésies légères ; plus que légères, œuvres d'ignominie, comme les a nommées M. Victor Hugo. Mais savez-vous ce que j'y vois de plus coupable? c'est précisément ce qui en plaît à la Jeunesse, et souvent-aussi, hélas! à l'âge mûr, cette indifférence railleuse, cette verve libertine, et ce badinage effronté, avec lequel Voltaire rit et fait rire de ce qu'il y a de plus honteux; je ne connais rien de plus corrupteur, ni qui révèle mieux la dissolution morale d'un homme et d'un pays (1) . ”
