Pierre Abélard,
Lettres d’Abélard et d’Héloïse
“ Famille, honneur, religion, Héloïse a tout immolé à Abélard ; elle a anéanti sa volonté dans la sienne ; elle ne s’est rien réservé d’elle-même, rien que le droit de se faire tout à lui. Ce qu’une instruction d’une profondeur et d’une étendue peu communes pour son siècle avait développé dans son âme d’énergies généreuses et de pieuses tendresses, s’est soudain converti en un sentiment unique. Elle aime Abélard, elle aime la créature, comme les grands saints aiment Dieu, d’un amour absolu, infini. ”
