Raymond Bouchard,
Les divorcés...
(1901)
“ Chacun ayant assis sa cavalière sur ses genoux, le russaillon en fit autant, et comme il était gentil, Eloïse fut aussi gentille que les autres. Eloïse pensait en elle-même : Après tout, chaque pensionnaire avait un soldat qu'elle aimait, auquel elle procurait toutes les douceurs possibles, pourquoi n'en ferait-elle pas autant ? Il était gentil, ce petit gosse, comme elle se mit à l'appeler; elle lui prit résolument la tête dans ses mains et se mit à l'embrasser sur les lèvres d'une façon qui enfièvra tout à fait le novice, au point qu'il ne regretta point d'être venu. ”
