Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le berceau de Paris (1860)

Un César ne tombe point sans que sa chute retentisse.
— Et il faut bien quelque tumulte, murmura Sévéra, pour que César déchu se relève Auguste.
Julien lui serra la main sans colère apparente.
— Est-ce le tribun Valentinien, demanda-t-il, — ou le comte Maldio, qui vous donne ces leçons de haute politique?. Vous ne répondez pas?. Ce sont vos petits secrets. Au revoir !
Il sortit d'un pas régulier et tranquille.
Sévéra se jeta dans les bras d'Hélène.
— Oh ! ma sœur ! ma sœur ! s'écria-t-elle, tandis qu'un torrent de larmes contenues inondait ses yeux; — il y a du malheur autour de nous !
Source : Gallica

Paul Féval Le berceau de Paris (1860)

On n'aime jamais tant qu'à ces heures d'angoisse.
Quand il arriva au manoir, Aloïse était assise sur les marches.
Gavaud se souvenait bien qu'il'avait voulu la tuer la veille. Il ne savait comment l'aborder.
Aloïse était pâle comme le lin de sa guimpe. Ses yeux, rouges encore, trahissaient les larmes récentes. Le petit Roland jouait au bord, de l'eau avec son collier de pièces d'or.
— Père! s'écria-t-il de plus loin qu'il aperçut Gavaud, — le grand bateau a passé ce matin. J'ai appelé mon ami Odolin qui n'a pas voulu venir.
Source : Gallica

Paul Féval Le berceau de Paris (1860)

Mais le comte ne riait pas. Son front était pourpre et ses yeux s'injectaient de sang.
— Et tu es venu me porter ces paroles extravagantes, à moi ! jusque dans mon palais ! murmura-t-il entre ses dents serrées; — vieillard, tu n'as pourtant qu'une vie!
Hugues sourit avec fierté.
- Un pauvre reste de vie, seigneur comte, dit-il ; — mais tu ne le prendras pas.
Eudes emplit sa coupe profonde et la vida d'un trait.
Pendant qu'il buvait, Gavaud s'approcha de lui et lui dit à l'oreille : — Mon vénéré sire, ces hommes ne sont pas des ambassadeurs, ce sont des espions !
Source : Gallica

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