Résumé

Portrait de Amaury-Duval Amaury-Duval L'Évêque Gozlin, ou Le siège de Paris par les Normands… (1832)

Votre devoir est, sans doute, de combattre ; mais il ne faudrait pas vous exposer sans motif. — Je n'ai point combattu, ma mère, et pourtant j'ai vaincu. J'amène ici, ajouta-t-il en riant, aux pieds d'Adelinde une prisonnière. Elle et vous, Judith, vous aurez à décider de son sort.
Ma prisonnière est là, qui attend des ordres pour comparaître à votre tribunal.
— Une femme! dit Adelinde; et c'est vous qui l'amenez, Adalbert?
— Oui, trop soupçonneuse amie, et je suis même sûr que vous lui pardonnerez d'être belle, quand vous saurez. Mais il faut qu'elle-même vous le dise.
Source : Gallica

Portrait de Amaury-Duval Amaury-Duval L'Évêque Gozlin, ou Le siège de Paris par les Normands… (1832)

Hélène alors s'écria : « Scaldes et guerriers, j'avais prévu votre arrêt. En mourant, je n'aurai qu'un regret : vous avez égorgé mes trois fils et mon époux; et moi, je n'ai pu faire périr que trois de vos chefs : il me manque une victime. Mais un espoir entre dans mon âme. Dieu ! que je vois de sang couler! Je serai vengée, au-delà même de mes vœux. Normands, Français, voulez-vous entendre votre avenir? Je me sens inspirée! un feu brûlant me dévore ; des fantômes sans nombre errent autour de moi. Voulez-vous entendre les dernières prédictions d'Hélène? »
Source : Gallica

Portrait de Amaury-Duval Amaury-Duval L'Évêque Gozlin, ou Le siège de Paris par les Normands… (1832)

Votre père vous chérit : demandezlui, par une lettre pressante, demandez grâce pour notre ville. Qu'il ne la livre point au pillage, qu'il n'en massacre point les habitants. Dites-lui que le comte Eudes était décidé à capituler; que c'est moi qui l'en ai détourné, que c'est donc sur moi seul que doit tomber sa colère.
—Mon vénérable ami, lui répondit Adalbert, vous serez à l'instant obéi. Je vais supplier mon père d'épargner une ville qui a pour prélat un homme tel que Gozlin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature