Amédée Pichot,
Monsieur de l’Étincelle, tome I
“ Odille, on le voit, écrivait à sa sœur sans aucune réserve mentale ; mais la sagacité du lecteur a pu remarquer dans ses lettres que la pauvre Odille se trompait elle-même en croyant juger très impartialement ces deux amis de son mari, dont l’un irritait sa susceptibilité par une sincérité brusque ou boudeuse, et l’autre s’emparait peu à peu de son jugement par un appel adroit à sa raison, tout en ne négligeant pas de piquer son amour-propre de jolie femme par ces mots à double entendre, qui semblaient commencer une déclaration long-temps différée, et ne faisaient que la reculer sans cesse. ”
