Mary Floran

Élements biographiques

Mary Floran L'ennemi ([3e édition])

C'était une soirée sombre, les nuages amoncelés de l'orage récent ne laissaient clair qu'un coin de ciel, là-bas, à l'horizon ; bande de lumière qui, seule, éclairait un peu la nuit ; et, de cette obscurité, la solitude s'imprégnait de grandeur et de tristesse. Un moment, Otto et Odile marchèrent en silence l'un près de l'autre. Parfois, le reflet des fenêtres d'une villa très lumineuse se projetait devant eux, illuminant par endroits leur chemin qui, bientôt, retombait dans l'ombre de la nuit. Tout à coup, très loin, du côté de la Canche, un cor de chasse se mit à sonner.
Source : Gallica

Mary Floran L'ennemi ([3e édition])

Il s'en aperçut, et cela augmenta sa timidité qui, au lieu de lui nuire, lui servit. Rien ne flatte plus les femmes que de faire perdre la tête à un homme; cela le rendît-il ridicule, elles l'en excusent. Et Odile était trop avertie pour ne pas avoir remarqué l'impression qu'elle avait produite.
Alors, par bonté d'âme, elle s'ingénia à rassurer la victime du coup de foudre qu'elle avait porté. Sa grâce acheva l'œuvre commencée par sa seule beauté et, à
la fin de la soirée, Otto von Brück, qui l'avait peu quittée, en était violemment épris.
Source : Gallica

Mary Floran Femme de lettres

La vie est, pour d’aucuns, un difficile et parfois douloureux problème, et une fois de plus, dans cette fin de jour appelant la réflexion, Mme Tébesson cherchait la solution de la sienne...
La trouverait-elle dans les pages, encore éparses, qu’elle venait de tracer ? Quoique sans l’espérer, la pensée de les relire l’arracha à sa rêverie. Près d’elle était une petite lampe, elle l’alluma, et, s’inclinant sur les feuillets, travail de l’après-midi, elle les parcourut, sa plume à la main, ajoutant ici un mot, en retranchant là-bas un autre.
Source : Wikisource

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