Mary Floran

Résumé

Mary Floran Femme de lettres

La vie est, pour d’aucuns, un difficile et parfois douloureux problème, et une fois de plus, dans cette fin de jour appelant la réflexion, Mme Tébesson cherchait la solution de la sienne...
La trouverait-elle dans les pages, encore éparses, qu’elle venait de tracer ? Quoique sans l’espérer, la pensée de les relire l’arracha à sa rêverie. Près d’elle était une petite lampe, elle l’alluma, et, s’inclinant sur les feuillets, travail de l’après-midi, elle les parcourut, sa plume à la main, ajoutant ici un mot, en retranchant là-bas un autre.
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Mary Floran Femme de lettres

Une sensation de jeunesse passa dans l’atmosphère de la petite maison pour la réveiller de son silence de mort, comme, après l’hiver, un souffle de prin­temps vient tirer de son sommeil la vieille nature engourdie. Et, à cette impression, cessant encore son travail, Mme Tébesson sourit.
La porte du cabinet s’ouvrit alors, et la vision de jeunesse, de printemps et de joie y pénétra sous les traits de deux belles jeunes filles.
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Mary Floran Femme de lettres

Plus petite que Jeannine, elle était aussi rose que celle-ci était pâle ; ses cheveux étaient aussi blonds que ceux de l’autre étaient noirs, son maintien était aussi gracieux et souple que celui de Jeannine était noble, et, si la première éveillait la comparaison d’un lis, la vue de Gillette amenait immédiatement la phrase consacrée : fraîche comme une rose.
Mme Tébesson les interrogeait sur l’emploi de l’après-midi. On revenait du patinage, où une amie dévouée avait conduit les jeunes filles.
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