Mary Floran, L'ennemi ([3e édition])
“ C'était une soirée sombre, les nuages amoncelés de l'orage récent ne laissaient clair qu'un coin de ciel, là-bas, à l'horizon ; bande de lumière qui, seule, éclairait un peu la nuit ; et, de cette obscurité, la solitude s'imprégnait de grandeur et de tristesse. Un moment, Otto et Odile marchèrent en silence l'un près de l'autre. Parfois, le reflet des fenêtres d'une villa très lumineuse se projetait devant eux, illuminant par endroits leur chemin qui, bientôt, retombait dans l'ombre de la nuit. Tout à coup, très loin, du côté de la Canche, un cor de chasse se mit à sonner. ”
