Thierry Sandre,
Les yeux fermés
(1928)
“ Mais comment taire ce qui explique pourquoi je me trouve à Guéthary dans une solitude complète ? Car, malgré toute l’affection qu’elle a pour moi, ma vieille Joséphine, ce témoin de mon enfance heureuse, n’est qu’un témoin de ma solitude. Chère Joséphine ! Quand elle me parle de ma mère, c’est toujours, comme il convient, avec une déférence irréprochable. Mais elle me parle rarement de ma mère, parce qu’elle devine, sans que j’aie besoin de le lui préciser, que le silence vaut mieux que les meilleures paroles. Je n’ai rien compris au drame de ma mère. ”
