Résumé

Journal d'un volontaire de l'armée d'Orient… (1857)

Quelle différence entre nos baraques de Crimée et cette vaste et belle salle où Français et Russes recevaient les mêmes soins !
Nous étions bien nourris et avec son argent on pouvait se procurer toute espèce de petites bagatelles qui font grand plaisir et grand bien à un malade. Quant à moi, rien ne me manquait. J'avais encore presque tout l'argent que le général de Lamotte-Rouge avait eu l'extrême bonté de me faire remettre après ma blessure et celui qui m'était arrivé de ma bonne mère avec un si heureux à propos.
Source : Gallica

Journal d'un volontaire de l'armée d'Orient… (1857)

C'est que les premiers viennent d'être prévenus qu'ils seront évacués demain sur Constantinople, et leur cœur s'épanouit à la pensée des soins qui les y attendent; c'est que les autres restent livrés aux mains des infirmiers, et leur cœur se resserre à cette pensée comme sous le poids d'un cauchemar.
Il est temps de reprendre le chemin de notre camp. Rentrons et promettons-nous de suivre des yeux jusqu'à Constantinople ces pauvres blessés si dignes de pitié et si admirables de gaîté néanmoins dans leurs souffrances. Les jours se suivent et se ressemblent parfois
Source : Gallica

Journal d'un volontaire de l'armée d'Orient… (1857)

Mais accompagnons le docteur dans cette dernière baraque.
Il ordonne les médicaments et la nourriture, puis s'approche d'un pauvre diable dont il va brûler la blessure. Le soldat le regarde attentivement; son attention est pleine d'anxiété : « Sera-ce long, monsieur le major?—Long? c'est fini, mon enfant. » Le blessé examine et reconnaît avec un indicible soulagement que toutes les chairs mortes sont tombées sans qu'il s'en soit aperçu.
Source : Gallica

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