Résumé

L. Baudens Souvenirs d’une Mission médicale à l’Armée d’Orient…

C’est une funeste habitude que d’agglomérer dans un petit espace les tentes et les baraques. En Crimée, l’intérêt de la défense pouvait nécessiter cette agglomération ; mais à Constantinople, loin du théâtre de la guerre, les baraques des camps, celles des hôpitaux, étaient trop rapprochées, et c’est à ce resserrement, qui entretenait le méphitisme, que l’on doit la persistance du choléra, les ravages de la pourriture d’hôpital et du typhus.
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L. Baudens Souvenirs d’une Mission médicale à l’Armée d’Orient…

L’habitation en commun prolongée a déterminé le méphitisme d’abord et plus tard le typhus. L’invasion du scorbut a été retardée par la présence d’une plante aussi précieuse qu’elle était commune, le terrassacum de Linné, ou, s’il faut l’appeler par son nom vulgaire, le pissenlit. Quand les arbres et les racines des arbres eurent disparu du sol de la Crimée, le pissenlit y fut le roi de la végétation. La Crimée est la terre promise du pissenlit ; il y résistait vaillamment à la guerre destructive que lui faisaient nos soldats
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L. Baudens Souvenirs d’une Mission médicale à l’Armée d’Orient…

La guerre d’Orient, si féconde en enseignemens pour la science militaire, n’a pas été stérile pour la science médicale. Elle a offert un champ d’observations bien vaste, souvent bien triste aussi ; elle a fourni l’occasion de soumettre à une épreuve décisive, quelquefois même de résoudre de graves problèmes d’hygiène, de médecine, de chirurgie, restés incertains jusqu’alors. L’armée a profité de découvertes nouvelles qui ont allégé les douleurs des malades et des blessés
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