Ed. Laboulaye, De la Médecine militaire en France et aux États-Unis
“ Un soldat de vingt à vingt-cinq ans, choisi parmi les plus robustes de sa génération, dressé au métier des armes et transporté chez l’ennemi, est une force, une valeur. Mort ou malade, il faut le remplacer, c’est une perte pour le pays tout entier. Or, aujourd’hui qu’avec les chemins de fer et la puissance du crédit on concentre et l’on met en bataille tout ce qu’un peuple peut armer de soldats, aucune nation, et la France moins qu’aucune autre, ne peut impunément gaspiller ce capital vivant. On sait que chez nous le nombre des habitans s’accroît beaucoup moins vite que chez nos voisins. ”
