Résumé

Ed. Laboulaye De la Médecine militaire en France et aux États-Unis

Un soldat de vingt à vingt-cinq ans, choisi parmi les plus robustes de sa génération, dressé au métier des armes et transporté chez l’ennemi, est une force, une valeur. Mort ou malade, il faut le remplacer, c’est une perte pour le pays tout entier. Or, aujourd’hui qu’avec les chemins de fer et la puissance du crédit on concentre et l’on met en bataille tout ce qu’un peuple peut armer de soldats, aucune nation, et la France moins qu’aucune autre, ne peut impunément gaspiller ce capital vivant. On sait que chez nous le nombre des habitans s’accroît beaucoup moins vite que chez nos voisins.
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Ed. Laboulaye De la Médecine militaire en France et aux États-Unis

Quand l’intendant est à même d’intervenir, les choses vont-elles mieux ? Non, c’est une lutte perpétuelle. Un décret peut établir l’omnipotence de l’intendant, mais il ne peut pas faire que le chirurgien qui soigne les blessés, que le médecin qui répond de la santé de l’armée, laissent un administrateur organiser à sa guise des hôpitaux, véritables foyers d’infection qui engendrent la maladie et la mort. De là des conflits misérables ; l’autorité triomphe, c’est l’usage en France ; mais nos soldats paient de leur vie cette triste victoire du règlement.
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Ed. Laboulaye De la Médecine militaire en France et aux États-Unis

Je ne crois pas qu’il y ait eu un seul ministre de la guerre qui ne se soit occupé d’améliorer la condition de l’armée, et je suis convaincu que l’intendance a toujours eu les meilleures intentions. Avec ce bon vouloir général, comment expliquer que les erreurs et les abus s’éternisent en France ? Pourquoi se refuse-t-on aux améliorations les plus évidentes ? C’est que l’administration n’est pas une personne ; c’est une machine qui, une fois montée, va d’elle-même. Il n’y a nulle part ni liberté, ni responsabilité.
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